On s’inscrit à un P100, on perd au premier tour du tableau principal, et la question tombe : est-ce que ça vaut le coup de rester pour la consolante ? La réponse dépend directement de la répartition des points P100 entre tableau principal et consolante, et surtout de la manière dont le club organisateur a structuré son format.
Points P100 en consolante : ce que le barème FFT prévoit vraiment
Depuis la refonte des barèmes FFT appliquée aux tournois à partir de mars 2023, le nombre de points attribués dans un P100 dépend du nombre de paires inscrites. Le vainqueur reçoit toujours 100 points, quel que soit le nombre de participants. C’est en dessous que les écarts se creusent.
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Les finalistes récupèrent 60 points, les demi-finalistes 30, et les quarts-de-finalistes un palier encore inférieur. Pour la consolante, la situation varie selon les organisateurs. Dans certains tournois, la consolante ne rapporte aucun point FFT, ce qui pose un vrai problème de motivation.
Des responsables de tournois signalent une baisse notable de l’engagement quand la consolante est à zéro point : davantage de paires abandonnent dès la défaite initiale. Résultat, la programmation devient un casse-tête, l’ambiance se dégrade, et les organisateurs se retrouvent avec des créneaux horaires vides sur les terrains.
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Formats P100 avec consolante « boostée » : un levier pour rester compétitif
Pour contrer les forfaits déguisés, plusieurs clubs ont mis en place des formats dits « tableaux croisés ». Le principe : les perdants du premier tour du tableau principal sont reversés en consolante avec un système de points dégressifs mais non symboliques. On ne parle pas d’un lot de consolation à deux points, mais d’un barème qui donne une vraie raison de jouer chaque match.
Ce type de format a un effet direct sur le taux de matchs joués. Les paires restent, elles s’échauffent sur un premier match de consolante, et certaines remontent en confiance pour leurs prochaines inscriptions. C’est un cercle vertueux pour le club, qui remplit ses terrains, et pour les joueurs, qui accumulent du temps de jeu en compétition.
Ce que ça change concrètement pour votre classement
Prenons une situation courante : on perd au premier tour d’un P100 classique sans consolante à points. On repart avec zéro. Si on avait choisi un P100 avec consolante « boostée », même en perdant en demi-finale de consolante, on repart avec quelques points qui comptent dans le calcul du classement FFT.
Sur une saison, la différence se cumule. Un joueur qui enchaîne les P100 en ciblant les formats avec consolante à points peut grappiller un avantage non négligeable par rapport à quelqu’un qui sélectionne ses tournois uniquement sur la proximité géographique.
Coefficient de remplissage et nombre de paires : l’impact sur vos points P100
Les évolutions récentes de la réglementation FFT ont renforcé l’importance du coefficient de remplissage dans le calcul final des points. En clair, un P100 avec un faible nombre de paires inscrites distribuera moins de points sur les échelons intermédiaires qu’un P100 complet.
Avant de s’inscrire, on a intérêt à vérifier le nombre de paires attendues. Un tournoi affiché P100 mais qui peine à remplir son tableau ne donnera pas le même rendement en points qu’un P100 avec un tableau principal complet. Les retours varient sur ce point selon les ligues régionales, mais la tendance est claire : un tableau principal bien rempli maximise les points pour chaque palier.
- Vérifier le nombre de paires inscrites avant la clôture : un tableau de 16 paires distribue des points sur plus de paliers qu’un tableau de 8
- Privilégier les P100 organisés par des clubs qui communiquent sur leur format de consolante (points ou pas)
- Croiser le calendrier avec les dates de prise en compte du classement FFT pour que les points comptent sur la bonne période
Repositionnement du P100 face au P50 : choisir le bon tournoi
L’introduction de la catégorie P50 et la révision globale des barèmes à partir de 2025-2026 ont redistribué les cartes. Certaines ligues et clubs repositionnent désormais les P100 comme des tournois « intermédiaires », à mi-chemin entre le P50 d’entrée de gamme et le P250 plus exigeant.
Pour se différencier, les organisateurs de P100 misent sur deux leviers :
- Un barème « boosté » pour la consolante, afin de garantir que chaque participant reparte avec un minimum de points
- Un format garantissant un nombre minimal de matchs (poules puis tableau principal puis consolante), pour justifier le déplacement et les frais d’inscription
- Une communication claire sur le nombre de paires minimum requises pour maintenir le tournoi
Pour nous, joueurs, la grille de lecture est simple : un P100 avec poules et consolante à points vaut souvent mieux qu’un P250 où on risque l’élimination sèche au premier tour. Tout dépend du niveau réel des inscrits et du format proposé.
Quand le P100 devient plus rentable qu’un P250
Si on est en phase de progression et qu’on vise une montée au classement, enchaîner trois P100 bien choisis (tableaux remplis, consolantes à points) peut rapporter davantage qu’un seul P250 où on sort au premier tour avec les points de participation. Le calcul mérite d’être fait tournoi par tournoi.

Le choix du tournoi ne se résume pas à la catégorie affichée. Le format de consolante, le nombre de paires inscrites et le coefficient de remplissage pèsent autant que le chiffre « 100 » dans le nom du tournoi. Avant chaque inscription, consulter les détails du règlement intérieur du tournoi reste le réflexe le plus rentable pour optimiser sa répartition de points P100 sur la saison.

