Un match de tennis se structure en sets, et chaque set regroupe plusieurs jeux. Pour remporter un set, un joueur doit gagner au moins six jeux avec deux jeux d’avance sur son adversaire. Le nombre de sets nécessaires pour gagner un match varie selon la compétition et la catégorie. En 2026, cette architecture reste le socle du sport, mais plusieurs propositions de réforme poussent les instances à repenser la durée et le format des rencontres.
Format actuel des sets au tennis : deux ou trois sets gagnants selon la compétition
Sur le circuit professionnel, la majorité des tournois ATP et WTA se disputent au meilleur de trois sets (deux sets gagnants). Ce format s’applique aux Masters 1000, aux tournois 250, 500 et à la plupart des compétitions féminines, y compris en Grand Chelem pour les femmes.
Les quatre tournois du Grand Chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, US Open) imposent aux hommes un format en cinq sets, soit trois sets gagnants. Ce format plus long modifie la gestion de l’effort, la stratégie et la capacité à revenir dans un match après un début difficile.
À 6 jeux partout dans un set, un tie-break départage les joueurs. La règle standard prévoit un jeu décisif en sept points (avec deux points d’écart). Depuis quelques années, les quatre Grands Chelems ont adopté un tie-break au set décisif, mettant fin aux scores fleuve du passé.

Next Gen ATP Finals : le laboratoire des sets courts en 2026
L’ATP utilise les Next Gen ATP Finals comme banc d’essai pour des règles alternatives. Ce tournoi réservé aux jeunes joueurs les mieux classés applique un format radicalement différent du circuit principal.
- Les matchs se jouent au meilleur de cinq sets, mais chaque set se gagne en quatre jeux avec tie-break à 3-3, au lieu de six jeux classiques.
- Le système no-ad s’applique : à 40-40, un seul point décisif tranche le jeu, sans avantage. Le relanceur choisit le côté du service.
- L’arbitrage repose intégralement sur le Hawk-Eye Live, sans juges de ligne. Un chronométrage strict encadre le temps entre les points et le warm-up est réduit.
- Le changement de balles intervient tous les sept jeux.
Les retours d’expérience montrent que ce format produit des matchs plus courts mais très intenses. La suppression de l’avantage accélère chaque jeu, et les sets en quatre jeux réduisent la durée globale tout en conservant le format cinq manches.
Proposition de Djokovic : des matchs dans une fenêtre de deux heures
En 2026, Novak Djokovic a relancé le débat en proposant publiquement une refonte du système de comptage. Son objectif affiché : limiter chaque match à une fenêtre d’environ deux heures pour mieux répondre aux contraintes télévisuelles et à l’attention du public.
La proposition s’inspire directement du format Next Gen, avec des sets raccourcis et un point décisif à 40-40. Djokovic cible explicitement le circuit principal et les diffuseurs, pas seulement un tournoi d’exhibition. Alexander Zverev a également pris position en faveur d’aménagements sur les Masters 1000.
Cette prise de parole dépasse le simple avis de joueur. Elle s’inscrit dans un contexte où l’ATP étudie activement des ajustements pour rendre le tennis plus compatible avec les formats télévisuels courts et les habitudes de consommation du sport en streaming.
Cinq sets pour les femmes en Grand Chelem : le débat de Roland-Garros
En parallèle, la question du passage à cinq sets pour les femmes en Grand Chelem refait surface régulièrement. Lors de Roland-Garros 2026, plusieurs joueuses se sont exprimées. Aryna Sabalenka s’est déclarée favorable, tandis que Coco Gauff a affiché une position plus neutre.
Les opposants à cette évolution soulèvent un argument physiologique et tactique : avec la puissance de frappe actuelle, les échanges sollicitent davantage le corps. Jouer cinq sets avec l’intensité du tennis féminin moderne poserait des questions de récupération et de programmation des tableaux. Le format trois sets reste pour l’instant la norme en Grand Chelem féminin, sans calendrier annoncé de changement.

Règles du tie-break et du set décisif : ce qui s’applique en 2026
Le tie-break classique se joue en sept points avec deux points d’écart minimum. Ce format intervient quand le score atteint 6-6 dans un set. Le serveur commence par un point, puis le service alterne tous les deux points.
Au set décisif (le troisième en format trois sets gagnants, le cinquième en format cinq sets gagnants), les quatre Grands Chelems appliquent désormais un super tie-break en dix points à 6-6. Cette règle a mis fin aux marathons comme les anciens cinquièmes sets sans limite à Wimbledon ou à l’Open d’Australie.
Sur le circuit ATP et WTA en dehors des Grands Chelems, le tie-break classique en sept points reste la norme au set décisif. Les règles peuvent varier selon les organisateurs, mais la tendance générale vise à encadrer la durée des matchs.
Tennis en 2026 : vers quel format de sets
Le format standard du tennis professionnel n’a pas changé en 2026 : trois sets gagnants en Grand Chelem masculin, deux sets gagnants partout ailleurs. Les expérimentations du Next Gen ATP Finals avec des sets en quatre jeux et le no-ad restent cantonnées à ce tournoi spécifique.
La pression pour raccourcir les matchs vient simultanément des joueurs, des diffuseurs et des instances. Le passage à des sets courts sur le circuit principal supposerait un accord entre l’ATP, la WTA, l’ITF et les organisateurs de Grand Chelem. Aucune réforme du format n’a été adoptée pour le circuit principal en 2026, mais les propositions concrètes et les données issues du Next Gen alimentent un débat qui n’est plus théorique.

